2010 approche à grands pas. Plus que quelques heures et le temps des bonnes résolutions arrivera. Mais nul besoin d’attendre minuit pour cela. D’ores et déjà il est possible de prendre la résolution de passer un Réveillon 2009 responsable.
Que l’on ait prévu de sortir ou que l’on choisisse de passer la soirée tranquillement chez soi en famille ou entre amis, une chose est sûre, ce soir on a envie de briller. Une nouvelle année qui arrive ça impose l’élégance. Pour sa tenue de soirée, il est tout à fait possible de choisir des matières naturelles et bio. Aujourd’hui mêmes dans les grandes surfaces vous pouvez trouver du coton bio. Alors que la culture du coton conventionnel est très polluante : Elle consomme un quart des pesticides vendus dans le monde alors qu’elle ne représente que 2,4 % de la surface totale agricole. Le coton bio, lui, est cultivé sans engrais chimiques ni pesticides. Sa fibre est blanchie à l’eau oxygénée sans chlore. Pour les teintures, aucune substance cancérigène ni aucun métal lourd n’est utilisé. En plus, la culture du coton bio permet aux paysans locaux de sortir de leur dépendance aux engrais, principale cause d’endettement.
Et notre bio attitude peut se poursuivre évidemment dans nos assiettes. Saumon, caviar, huîtres, viandes… Tous les mets de fête ce soir peuvent se décliner en bio et d’autres tels que le café ou le chocolat également en équitable. Alors régalons-nous ce soir avec un festin de rois bio et éthique, notre première bonne résolution pour la nouvelle année.
A l’approche des fêtes de fin d’année, les rues sont peu à peu décorées et chacun dans son foyer souhaite également participer à la préparation de l’ambiance festive. Spontanément nous viennent à l’esprit de belles guirlandes illuminées, des pères noël clignotants et chantants et très rapidement on se rend compte que toutes ces petites déco mises bout à boutconsomment énormément d’énergie et contredisent notre engagement pour la planète. Alors faut-il sacrifier la magie de Noël ? Peut-être pas. Il suffit de mettre en œuvre son imagination pour très vite s’apercevoir que des décorations écologiques et tout aussi belles sont possibles.
Pourquoi par exemple ne pas créer des boules de sapin inventives à partir de matières de récupération ? Les briques de lait avec leur surface intérieure argentée représentent une base intéressante. Les pommes de pin qui jonchent vos chemins de promenade apporteront une touche naturelle à vos créations. Une fois lancé dans la création, l’inspiration ne manquera pas. Et les enfants de la famille s’en donneront à cœur joie. Vous trouverez des idées créatives sur les sites teteamodeleret creatie. Et dans la quête d’idées déco artisanales les grands-parents de la famille seront sans conteste, une source d’inspiration inépuisable. Et si l’on souhaite un père noël illuminé, on pourra choisir celui alimenté par des leds ou l’énergie solaire s’il est placé à l’extérieur.
Dans l’édition ‘Décembre 2009 – Janvier 2010‘ du magazine Saveurs, France Haliotis est à l’honneur. Sylvain Huchette nous raconte l’histoire des ormeaux. Il est déjà possible d’acheter sur Regioneo ces ormeaux bretons. Vous pouvez ainsi recevoir 750 grammes d’ormeaux breton en direct du producteur. Regioneo a aussi eu l’occasion d’interviewer Sylvain Huchette :
Bien que certains préconisent de décorer les plantes vertes pour éviter l’impact négatif de l’achat du sapin de Noël, il est encore possible de concilier l’emblème de Noël et l’engagement écologique.
Première idée reçue pour le sapin de Noël : Acheter un sapin artificiel est un acte durable. En effet, en moyenne, les Français renouvellent leur sapin artificiel tous les 3 ans. En plus d’utiliser des matières non renouvelables telles que le plastique et l’aluminium, les sapins artificiels proviennent d’usines lointaines et auront donc parcouru detrès longues distances fortement émettrices de CO2.
Acheter un sapin naturel est donc un choix moins impactant sur l’environnement.Bien que les cultures de sapins de Noël représentent des parcelles pauvres en biodiversité, les surfaces qu’elles recouvrent sont encore suffisamment faibles pour ne pas impacter significativement sur l’environnement. Nous pouvons déplorer tout comme Emmanuelle Neyroumande, Responsable du pôle forêt au WWF-France, « que des sapins bio ou certifiés selon les critères de gestion durable FSC n’existent toujours pas en France. » En effet, actuellement les cultures de sapins utilisent des engrais et pesticides chimiques qui polluent l’eau et les sols.
Pour diminuer encore davantage son impact négatif sur l’environnement, l’achat d’un sapin local est un choix judicieux.Les sapins provenant du Nord de l’Europe sont transportés par camions et représentent une émission de CO2 très importante. Acheter un sapin cultivé proche de chez soi permet ainsi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Et pour rester responsable dans son achat jusqu’au bout, il ne faudra pas négliger le moment où l’on jettera son sapin. Évitons de le jeter aux ordures ménagères car il finira incinéré et contribuera inutilement à l’émission de CO2. Il est préférable d’amener son sapin dans une déchetterie verte qui le transformera en compost.Il participera ainsi à la fertilisation des terres.
En parcourant les diverses informations sur les marchés de Noël 2009, on découvre rapidement que nombre de villes se sont orientées vers un Noël écologique. Zoom sur les marchés de Noël de Strasbourg et de Bordeaux.
Cela n’étonnera personne d’apprendre que les nombreuses illuminations de Noël sont très énergivores. La facture énergétique est bien souvent le premier cheval de bataille des élus locaux. Les ampoules à leds, plus économes, remplacent progressivement les ampoules classiques des éclairages de Noël de la ville de Strasbourg. D’ici 2014, l’ensemble des guirlandes de Noël sera équipée en leds et permettra une baisse de la consommation électrique de 35%. Vous ne trouverez plus de gobelets en plastique sur le marché de Noël de Strasbourg cette année. Ils seront remplacés par des mugs dont le lavage sera pris en charge par l’association Droit au travail.
A Bordeaux, le marché de Noël s’associe cette année avec l’ONG de Yann Arthus-Bertrand, Goodplanet. L’accent est mis sur les sapins, emblème de Noël. Dans une volonté de sensibiliser le public et de l’amener à des changements de comportement, les sapins présents sur le marché sont issus des espaces verts de la ville et placés en motte sans être coupés. Après le marché, ils seront ainsi replantés. Par ailleurs, une exposition de 20 réalisations de sapins à partir de matériaux de récupération proposera aux visiteurs de découvrir une vision orginale et conceptuelle de l’emblème de Noël. Les œuvres proposées à la vente, généreront des recettes directement versées à la fondation GoodPlanet.
Une idée intéressante serait de mutualiser toutes les expériences écologiques des marchés de Noël.