Un plan de développement durable pour le littoral aquitain

Publié par paulina dans la catégorie Développement durable le 7 juillet 2010

Crédit Photo : dynamosquito

Lundi dernier, le GIP Littoral Aquitain (Groupement d’Intérêt Public) a dévoilé son plan de développement durable. L’objectif du plan est clairement affiché : permettre un développement économique, notamment touristique, tout en préservant l’environnement des 260 km de côtes du littoral et les intérêts de la population locale. Un défi d’envergure face aux problèmes que constituent la pression immobilière, le tourisme de masse ou encore la précarité des emplois saisonniers.

Le GIP Littoral Aquitain, créé en 2006, est un espace de concertations de tous les acteurs du littoral aquitain : Conseil Régional d’Aquitaine, Conseils Généraux des Pyrénées-Atlantiques, des Landes et de la Gironde, les communes littorales et l’Etat.  Le plan de développement durable est intégré au programme Feder qui est doté de 13 millions d’euros de fonds européens pour l’ensemble des projets qu’il soutient. Le plan est  par ailleurs, la continuité du livre bleu sur le littoral.

Concrètement, le plan de développement durable prévoit déjà la construction d’un ensemble de 300 kilomètres de pistes cyclables balisées et un meilleur aménagement des plages. Ainsi que nous en informe le blog aqui.fr, la finalité du plan de développement durable du littoral aquitain reste d’accroître l’attractivité touristique face à une concurrence rude des destinations low cost tout en s’attachant à répondre aux enjeux environnementaux et sociaux.

Cet exemple local démontre tout l’enjeu d’un développement durable dans le secteur du tourisme. Et nous, à notre petite échelle de touriste, nous avons déjà quelques moyens d’agir. Nous pouvons, par exemple, choisir une région française pour destination de nos prochaines vacances. Et vous, quelle destination de vacances allez-vous choisir ?

5 régions se lancent dans la croissance verte

Publié par paulina dans la catégorie Développement durable le 30 juin 2010

A l’occasion du salon « Objectif Plein Emploi en France » qui a eu lieu le 10 juin dernier, Valérie Létard, secrétaire d’État auprès du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, a souligné le dynamisme du marché de l’emploi lié à la croissance verte. Elle a également rappelé l’implication active des acteurs du secteur dans le plan de mobilisation des filières et des territoires pour les métiers de la croissance verte lancé en janvier.

Le blog ENJEUX détaille les 5 Régions qui sont volontaires pour se lancer dans une expérimentation locale dans le cadre du plan de mobilisation et du Grenelle Environnement :

- L’Alsace s’intéresse particulièrement aux enjeux de l’efficacité énergétique, de l’agriculture et de l’automobile.
- La Corse expérimente notamment le plan de mobilisation pour les métiers de la mer, la biodiversité, le tourisme, les métiers de la forêt.
- Le Nord-Pas-de-Calais s’attache en particulier aux sujets de l’efficacité énergétique, du recyclage, des transports.
- Les Pays de la Loire étudient les questions de l’agriculture, des énergies renouvelables, de la déconstruction.
- La Réunion s’attache aux enjeux du tourisme, de la biodiversité, des énergies renouvelables et de l’agriculture.
Quant aux autres régions, elles auront l’occasion de répondre à un appel à projets qui sera lancé en septembre prochain.

Cette expérimentation locale permettra à chaque région volontaire de se doter d’un observatoire régional des emplois et des formations de la croissance verte en relation avec l’observatoire national. Les régions mettront également en place un diagnostic régional des emplois de la croissance verte et s’engageront à favoriser des projets territoriaux innovants.

Ainsi que l’a souligné Valérie Létard, du fait de leur compétence en matière de formation professionnelle les régions sont les partenaires locaux privilégiés pour initier une dynamique efficace pour le développement des emplois de la croissance verte.

Un carnet de vacances pour préserver les Alpes

Publié par paulina dans la catégorie Développement durable le 24 juin 2010

L’été est arrivé et bientôt commencent les vacances. Loin de l’idée de farniente, le Pays des 2 Savoie propose à ses vacanciers de profiter de leur séjour tout en s’informant sur les enjeux du développement durable dans les Alpes. Le carnet de vacances en famille pour une planète durable offre la possibilité aux touristes de Savoie et de Haute-Savoie de passer des vacances instructives.

Partant du constat que les vacanciers des Alpes, amoureux de ces paysages de montagne, souhaitent les protéger, le carnet de vacances informe et apprend les gestes simples pour y parvenir et le tout sur le ton du jeu et de la détente. N’oublions pas que nous sommes en vacances et qu’il n’y a sans doute pas de meilleur moyen d’apprendre qu’en s’amusant.

Suite au succès de l’édition hiver dont les carnets ont été diffusés gratuitement à 150 000 exemplaires et reconnus pour leur qualité pédagogique par l’ADEME, le Pays des 2 Savoie souhaite inscrire sa démarche d’information et de sensibilisation dans la durée. Ce carnet d’été est composé de 64 pages largement illustrées, traitant principalement de la biodiversité en cette année 2010 qui lui est dédiée. Autres sujets que nous retrouvons : le tourisme durable et ses pratiques concrètes, le terroir et le savoir-faire de la région, la consommation locale et le tout agrémenté de quiz et de jeux pour toute la famille.

Et n’oublions pas que ce carnet est éco-conçu, ainsi que nous en informe le blog aboneobio. Edité par Elka, spécialisé dans la sensibilisation au développement durable, il a aussi été imprimé localement sur papier PEFC avec des encres à base d’huiles végétale par l’imprimerie rhône-alpine Brailly certifiée ISO 14001 et titulaire de la marque Imprim’Vert.

Pour connaître tous les points de distribution ou recevoir gratuitement chez vous le carnet d’été, cliquez ici.

Alors, comment seront vos vacances cette année ? Farniente ou éco-instructives ?

Le baromètre local du développement durable

Publié par paulina dans la catégorie Développement durable le 16 juin 2010

Parce que pour améliorer une situation il faut déjà la mesurer, quatre réseaux associatifs des régions Bretagne, PACA, Pays de la Loire et du département de l’Essone ont lancé le baromètre du développement durable.

Le baromètre est un outil participatif que les réseaux associatifs Cohérence, l’URVN, SoliCités et la FRCIVAM des Pays de la Loire proposent aux citoyens pour que ces derniers interpellent directement les élus de leur commune sur les questions de développement durable. Il se présente sous forme de questionnaire abordant les thématiques de l’économie, de la solidarité, de l’environnement et de la citoyenneté. Les réponses apportées par les communes sont mises en ligne donnant la possibilité à tout citoyen de connaître l’état des lieux et les engagements de sa commune en matière de développement durable.

Le blog Cdurable.info rappelle que cette démarche s’inspire de l’initiative du réseau associatif néerlandais COS qui en 1999 mena l’expérience sur  l’ensemble des Pays-Bas. Adapté en 2007 en Bretagne par le réseau Cohérence, le projet a séduit nombre de communes et on compte aujourd’hui 27% des communes bretonnes engagées dans la démarche. Depuis, l’idée s’étend à d’autres régions françaises, les communes accueillant très favorablement cet outil. En effet, le baromètre du développement durable permet d’associer les acteurs économiques, les associations et les citoyens à la définition de la démarche de développement durable de la commune.

Bien que comparant les différentes communes françaises entre elles, le baromètre du développement durable a pour objectif d’initier une dynamique positive en inspirant l’ensemble des régions. Soutenu par le Ministère du développement durable, le réseau Cohérence cherche de nouveaux partenaires dans d’autres régions afin d’étendre la démarche au niveau national.

Encore un bel exemple d’initiatives locales impulsant un engagement à l’échelle nationale. Et vous, seriez-vous intéressés de prendre part à l’élaboration de la démarche de développement durable de votre commune ?

Un même combat pour défendre l’agriculture

Publié par paulina dans la catégorie Développement durable le 9 juin 2010

Crédit Photo: Théo La Photo

Dimanche dernier à Nice, agriculteurs, jeunes agriculteurs candidats à l’installation, chefs cuisiniers et citoyens-consommateurs se sont mobilisés ensemble pour affirmer leur soutien à une agriculture de proximité et à la préservation des terres fertiles.

Durant cette journée, les participants ont brandi des paniers et des cagettes vides pour signifier l’avenir sombre qui nous attend si nous ne défendons pas notre agriculture et nos terres. En effet, la population des Alpes Maritimes prête attention aux enjeux communs que représente l’agriculture. Consommateurs et chefs cuisiniers ont démontré leur soutien aux agriculteurs, conscients que chacun a besoin de l’autre pour bâtir un avenir radieux et durable. Comme l’explique le blog développement durable le journal, les symboles étaient forts en cette journée. Afin de dénoncer le bétonnage des terres fertiles et la spéculation foncière, les agriculteurs du département ont déversé de la terre sur la place Garibaldi de Nice. Ils y ont alors planté des légumes pour signifier quelles richesses nous apporte la terre à condition d’y avoir accès. Cette difficulté d’accès à la terre provoque une diminution du nombre d’agriculteurs. Alors que le département comptait 10 000 agriculteurs en 1970, il en compte désormais un peu plus de 600.

Face à ce constat alarmant, les participants ont dénoncé le manque d’action de la part des élus pour la préservation des terres agricoles et de l’agriculture. Pourtant les rôles que joue l’agriculture sont nombreux. En plus de sa fonction nourricière, elle structure les paysages, favorise la biodiversité, diminue les risques d’incendie et d’inondation. Et la question est posée, que deviendraient les Alpes Maritimes sans le paysage agricole ?

Mais pour rester optimiste quant à l’avenir agricole, cette journée n’a pas manqué de convivialité. Les chefs cuisiniers ont préparé des mets savoureux avec des produits locaux de qualité, rappelant qu’avec de mauvais produits, on ne peut pas faire de la bonne cuisine. Encore une manière de montrer que nous sommes tous concernés par la préservation de l’agriculture et des terres fertiles.

Et vous, pour quelles raisons vous sentez-vous concernés ?